A propos de l’Arène d’Airain

Damoiselles, Damoiseaux,

Je vous souhaite la bienvenue dans les Hautes Terres de l’Arène d’airain.

Mamaragan, votre hôte, désire vous parler de la création de ce blog, de ce que vous pourrez y trouver et de son esprit.

Je voulais réaliser un espace de partage depuis longtemps, mais n’osais me lancer. J’ai enfin sauté le pas.
Mon projet est de mettre en avant le cinéma par le biais d’avis qui tenteront une certaine objectivité et bien sûr mon propre ressenti. Cela, soit sous forme d’articles ou bien de podcasts. Il y aura du cinéma alternatif, trop peu visible selon moi, du classique, du cinéma d’animation, peut-être bien aussi du cinéma pornographique… car après tout, il y a aussi des hauts et des bas dans ce genre 😉
Plus rarement des mangas, de la littérature ou d’autres domaines culturels, mais il se peut que cela arrive, étant attiré par toutes les formes de cultures, mais comme vous et moi ne vivons que quelques dizaines d’années, j’ai privilégié le cinéma, art auquel je suis plus sensible.

Je tâcherai de prôner l’ouverture d’esprit et la curiosité. Nous gagnons à être curieux, car nous apprenons ainsi plus de choses, découvrons d’autres formes de pensées ; ce qui a pour effet de simplement enrichir notre compréhension du monde, notre rapport à celui-ci. L’ouverture d’esprit est pour moi une qualité primordiale, qui, si elle était plus cultivée, rendrait notre monde sincèrement meilleur. Dans ce cadre-là, il n’y aura pas de limites aux sujets, époques et origines des œuvres dont je parlerai ici. Du cinéma américain, japonais, soviétique, tchèque, hongkongais… Ni dans ma liberté de ton, car je souhaite vivement que ces parages deviennent un lieu d’échange, de débats, de massacres joyeux, de joutes enflammées 🙂 . Pour permettre à chacun (moi le premier) de découvrir et de se remettre en cause. Je cherche à atteindre une sorte de vérité. S’il est vrai qu’on ne peut dire qu’un avis est parfait, je pense que l’on peut se rapprocher d’une certaine justesse de compréhension ; et qu’on y parvient par l’échange et la culture. Il y a une différence entre ce que l’on ressent à l’égard d’une œuvre, ce qu’elle provoque en nous, et sa création originelle, je veux dire ce qu’elle est avant d’être ce que nous percevons d’elle, somme toute l’ordre logique des choses. Évidemment, ce qui m’intéresse aussi beaucoup, c’est l’interprétation d’une œuvre, comment à travers notre parcours de vie, nos pensées et notre éducation, nous l’appréhendons.

Je suis aussi convaincu que nous sommes naturellement curieux. Seulement, notre mode de vie, la société, les médias qui marginalisent les formes d’expression particulières (comprenez celles qui font appel à l’intelligence des hommes et non celles qui sont prévues pour le faire réagir d’une façon programmée) en nous proposant souvent la même chose (cinéma comme télévision) nous ont anesthésiés. J’en suis convaincu. L’habitude nous contraint à aller vers le plus rapide. Il est vrai que rentrer du travail et regarder un film difficile peut être chiant, je confirme. Cela dit, quelques fois pour élargir nos horizons, je pense qu’aller explorer des terrains pour lesquels on a moins de goûts, mais qui n’en sont pas moins intéressants, est utile et sain. D’où la curiosité en fin de compte. Sortir de sa zone de confort. Donc, il faut redonner le goût de la curiosité, on peut aimer découvrir de nouvelles choses pour lesquelles nous n’avons pas un goût très prononcé. J’irai même jusqu’à dire qu’on peut apprendre à aimer. Ce n’est pas toujours inné. Pour ma part, quand j’avais découvert le cinéma hongkongais, après une quinzaine de films, je ne le supportais plus. J’ai attendu un petit moment avant de m’y remettre, et j’ai fini par apprécier, même adorer. La raison est tout simplement que j’ai persévéré. Je trouve que le public a parfois tendance à juger de façon expéditive un film qu’il n’a pas compris. On observe souvent une réaction de rejet devant ce qui est différent. Or, cela peut tout aussi bien être que l’œuvre est réellement mauvaise, mais aussi que le public n’a pas cherché ni réussi à la comprendre, estimant que l’art doit se mettre à son niveau. Plutôt que d’avouer sa propre incapacité et de reconnaître simplement qu’il n’a pas compris. Nous avons oublié que le cinéma est aussi un art qui peut nécessiter un apprentissage. Il est devenu tellement accessible et banal dans notre vie que nous ne voyons plus son côté transgressif et plus difficile d’accès. L’art a cette vertu de nous aider à grandir et à progresser, cela n’est pas toujours un divertissement. Dans ce sens, je parlerai de réalisateurs hors normes comme Peter Watkins, Alejandro Jodorowsky, Fernando Arrabal, Wim Wenders, Werner Herzog ou John Waters, et tant d’autres si la vie m’en laisse le temps. Il faut promouvoir la différence. Le public n’est pas un être délicat à qui il convient d’épargner des images fortes, et qu’il faut prendre dans le sens du poil. Pardon, je m’égare à Mégare. Pas complétement ceci dit, cela donne un aperçu du ton que vous pourrez trouver ici. Je pense que l’on peut s’améliorer sans cesse. Du coup, oui, j’ai du mal avec l’idée de ne pas aller plus loin.

Dans l’idée d’ouverture d’esprit, j’aime beaucoup faire des liens. Nous sommes dans un monde qui, selon certaines philosophies, forme un tout, les êtres étant reliés par des fils invisibles. Je partage ce point de vue. Il arrivera donc que j’évoque pour un film le fait que dans d’autres pays à une époque plus reculée, il y en eut d’autres sur le même sujet, avec des idées de mise en scène proches. Cela, afin de montrer que rien ne naît de rien et qu’on s’influence tous. Mais aussi, je l’avoue, pour casser quelque chose que je n’aime pas : le fait d’isoler une œuvre et de prétendre qu’elle a tout inventé. Constat pas si rare que ça surtout chez les personnes qui ne s’intéressent qu’aux œuvres récentes. Notre monde est riche, nous avons tous été influencés par un autre. Le cinéma d’animation de Disney n’est pas meilleur par principe que le japonais et vice-versa. Je ne cautionne pas l’idéologie des camps. Je veux de l’universalité et de l’ouverture. Par exemple, pour un film qui parlera du rêve de voler comme Birdy d’Alan Parker, je trouve intéressant de le mettre en perspective par rapport à d’autres films aux idées proches. Non dans le but de dire quel est le meilleur, mais au contraire pour montrer ce qu’ils peuvent s’apporter mutuellement.

Il faut que je vous prévienne sur les spoils. Je compte parler d’une œuvre en profondeur, j’aurais donc besoin d’en faire et de ne pas me mettre de barrières si cela sert mon propos. J’aimerais avoir des publications régulières, je m’y appliquerai, mais ne peux rien garantir. J’ai un travail, une vie privée et, mine de rien, je passerai beaucoup de temps pour chaque publication. Sachant que j’estime qu’on est plus crédible en ayant vu toute la filmo d’un réalisateur avant de parler d’un film en particulier. En tout cas, c’est que je vais essayer de faire. Cela me permet de remettre le film en perspective dans sa carrière, d’avoir plus de choses à dire et de tout simplement disposer d’une meilleure compréhension de sa substance.

Merci pour votre présence et votre curiosité. J’aimerais de l’honnêteté et que, si vous souhaitez réagir à n’importe quel post, sentez-vous libre de le faire. Il n’y aura pas de censure, beurk. Rappelez-vous, je souhaite que ce lieu soit un joyeux coupe-gorge. Blague à part, un lieu n’est intéressant que s’il est habité, la culture n’est intéressante que si elle peut être partagée. Il va de soi que pour moi, avoir des gens avec qui échanger en toute liberté est la condition sine qua non de ce blog.

À bientôt. Sincèrement, Mamaragan.

« Mort à tous ceux qui ne sont pas cinématographiquement incorrects ». Un point pour qui trouvera l’origine de cette citation. 🙂